Acte d’accusation et d’exonération de Jésus-Christ

 

 

Ce texte a été traduit par un admirateur de Robert G. Ingersoll, qui en utilisant le bon sens et les principes du christianisme, a complètement révélé et expliqué son effet dévastateur dans le dernier tiers du 19ème siècle. Si vous ne le connaissez pas, vous pouvez acheter une « compilation des discours de Robert Ingersoll » , en français, au format Kindle sur Amazon ou au format pdf sur le site : http://les-outils-de-la-sagesse.fr/

 

Acte d’accusation et d’exonération de Jésus-Christ

 

Si le Christ était en fait Dieu, il connaissait tout le futur. Devant lui, comme un panorama, se tenait l’histoire à venir. Il savait comment ses mots seraient interprétés.

Il savait quels crimes, quelles horreurs, quelles infamies, seraient commis en son nom. Il savait que les flammes affamées de la persécution grimperaient autour des membres d’innombrables martyrs. Il savait que des milliers et des milliers de braves hommes et de femmes languiraient dans l’obscurité des cachots, remplies de douleur.

Il savait que son église inventerait et utiliserait des instruments de torture ; Que ses partisans feraient appel au fouet et au fagot, à la chaîne et au chevalet. Il a vu l’horizon lugubre du futur avec les flammes de l’autodafé. Il savait ce que les croyances jailliraient de chaque texte. Il a vu les ignorants et les sectes se battant les unes contre les autres.

Il a vu les milliers d’hommes, sous les ordres des prêtres, construire des prisons pour leurs semblables. Il a vu les milliers d’échafaudages dégoulinant du sang des meilleurs et des plus courageux. Il a vu ses adeptes utilisant les instruments de la douleur. Il a entendu les gémissements, vu les visages blancs d’agonie.

Il a entendu les cris, les sanglots et les cris, les gémissements, des multitudes martyrisées. Il savait que les commentaires, de ses paroles, seraient écrit avec des épées, seraient lus à la lumière des bûchers. Il savait que l’Inquisition naîtrait des enseignements qui lui sont attribués.

Il a vu les interpolations et les mensonges que l’hypocrisie écrirait et raconterait. Il a vu toutes les guerres qui seraient menées, et il savait que, au-dessus de ces champs de morts, de ces donjons, de ces échafauds, de ces bûchers, de ces exécutions, pour un millier d’années flotterait la bannière qui porte la croix.

Il savait que l’hypocrisie serait habillée et couronnée – que la cruauté et la crédulité gouverneraient le monde ; savait que la liberté périrait sur terre ; Savait que les papes et les rois en son nom asserviraient l’esprit et le corps des hommes ; a su qu’ils persécuteraient et détruiraient les découvreurs, penseurs et inventeurs ; Savait que son église éteindrait la lumière sainte de la raison et laisserai le monde sans étoile. Il a vu ses disciples fermer les yeux des hommes, les écorcher vivants, coupant leur langue, à la recherche de tous les nerfs de douleur. Il savait qu’en son nom, ses partisans feraient commerce de chair humaine (esclavage) ; Que les berceaux seraient vides et la poitrine des femmes sans enfants a allaités à cause de l’or.

Et pourtant il est mort avec des lèvres muettes.

Pourquoi n’a-t-il pas parlé ? Pourquoi n’a-t-il pas dit à ses disciples ; Et à travers eux au monde : « Vous ne devez pas brûler, emprisonner et torturer en mon nom. Vous ne persécuterez pas vos semblables. Pourquoi n’a-t-il pas clairement dit : « Je suis le Fils de Dieu », ou, « Je suis Dieu » ? Pourquoi n’a-t-il pas expliqué la Trinité ? Pourquoi est-ce qu’il n’a pas dit le mode de baptême qui lui plaisait ? Pourquoi est-ce qu’il n’a pas écrit un credo ? Pourquoi n’a-t-il pas rompu les chaînes des esclaves ? Pourquoi n’a-t-il pas dit que l’Ancien Testament était, ou n’était pas, les mots inspirés de Dieu ? Pourquoi n’a-t-il pas écrit le Nouveau Testament lui-même ?

Pourquoi a-t-il laissé ses paroles à l’ignorance, à l’hypocrisie et à la chance ? Pourquoi n’a-t-il pas dit quelque chose de positif, de défini et de satisfaisant au sujet d’un autre monde ? Pourquoi n’a-t-il pas transformé l’espoir du Paradis, mouillé de larmes, en une certitude d’une autre vie ? Pourquoi ne nous a-t-il pas dit quelque chose sur les droits de l’Homme, de la liberté de la main et du cerveau ?

Pourquoi est-il devenu stupide à sa mort, laissant le monde à la misère et au doute ? Je vais vous dire pourquoi. :

C’était un homme, et ne savait pas.

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