L’organisation des connaissances permet les progrès scientifiques – 4 étapes

La science, comme je l’ai déjà expliqué, n’est essentiellement que l’organisation de la totalité de la connaissance. La science ne traite d’aucune branche particulière de la connaissance, elle traite de toutes les connaissances !

Elle traite de toutes les connaissances que l’on qualifie d’organisées, comme je l’ai déjà souligné, les faits en soi ont peu de valeur tant qu’ils ne sont pas organisés de manière cohérente, la méthode scientifique permet cette organisation. C’est le plus puissant de tous les outils parce que vous avez une méthode d’élimination, vous séparerez le connu de l’inconnaissable, le juste du faux.

La méthode scientifique est un processus de sélection que nous utilisons pour séparer les connaissances utiles de celles qui sont inutiles. J’ai déjà signalé, dans une leçon précédente, que si vous devez attendre 10 000 ans pour déterminer quelle idée est la bonne et laquelle est incorrecte, nous ne ferons pas rapidement beaucoup de progrès ! Surtout si nous devons rester assis pendant 10 000 ans, et attendre une confirmation !

La méthode scientifique, parmi d’autres choses, est un processus d’accélération qui vous permet d’identifier ce qui est juste au moment de la divulgation.

De plus, c’est le seul outil, dans l’histoire, qui a été utilisé pour établir la justesse absolue de façon non coercitive. C’est le seul outil qui peut faire cela, c’est clairement un concept géant.

Avec l’utilisation du plus grand outil jamais conçu, à savoir la méthode scientifique, vous pouvez pratiquer les 4 étapes menant au progrès scientifique. Elles sont très difficiles à expliquer car elles sont si simples ! Tous les termes se trouvaient dans votre vocabulaire, avant même d’écouter le cours V50, et la difficulté est que nous avons tendance à nous déconcentrer, quand nous voyons des termes familiers, que nous connaissons déjà…. « je connais déjà ça, je l’ai appris quand j’étais un étudiant de première année », « je le sais depuis des années »….. Et cela rend les choses très difficiles à expliquer ! Je discuterai de la relation, ou des étapes impliquées dans le progrès de la science, en termes de :

(1) classification,

(2) simplification,

(3) unification,

(4) et intégration.

Le terme classification vient du grec « classus » signifiant division, la division du peuple romain. Ce qui à l’origine signifiait que vous rangiez, groupiez, dans des classes, selon certains systèmes, certains principes. J’ai déjà expliqué que vous pouvez diviser toutes les connaissances en trois grandes catégories :

  • la physique,
  • la biologie,
  • la science volitive.

La science physique, bien sûr est constituée de sous-branche : la chimie, la géologie, les mathématiques. Vous pouvez classer la matière en différentes catégories : les solides, gaz, les liquides.

Dans les sciences de la biologie, vous pouvez diviser tous les êtres vivants en sous-classes : les plantes, les animaux, les vertébrés, les invertébrés…..

La science volitive, du Professeur Galambos, a divisé toutes les propriétés en 3 catégories : primordiale, primaire, et secondaire. Ce sont des concepts chronologiques, car la propriété primordiale, la vie, vient en premier, ensuite la propriété primaire (les idées) vient ensuite, et en troisième, vous avez la propriété secondaire (actions, et biens tangibles).

Ensuite, nous avons le concept appelé la simplification, un concept est simplifié si on peut réduire sa complexité, si vous pouvez fournir un concept plus court, une preuve plus élégante, si vous pouvez minimiser le nombre d’assertions non prouvées, appelées postulats. Rappelez-vous : moins il y a de postulat, plus simple est la théorie. C’est le concept appelé le « rasoir d’Occam ».

Ensuite, nous avons l’unification, lorsque vous prenez deux, ou plusieurs domaines de connaissance, où des progrès ont déjà été réalisés et puis vous montrez que ces sujets apparemment dissemblables ne sont pas déconnectés mais, qu’en fait, ils sont connectés, ils sont liés. Quand vous unifiez, vous démontrez qu’il y a une relation entre deux domaines de connaissance, alors qu’auparavant il n’y avait pas de connexion connue. ( Exemple : l’informatique et la santé )

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