Message aux gilets jaunes # 1 – Le faux concept de représentativité en politique

 

Le concept politique de représentation sera complètement remplacé, par un concept supérieur de représentation et par la République naturelle. Ce que l’on appelle la représentation, actuellement, dans l’arène politique est, bien sûr, fausse, elle est irrationnelle, elle est immorale, elle est basée sur le principe de la règle de la majorité, cela ne signifie pas pour autant que la représentation soit fausse en soi. La représentation peut être morale, ou immorale, en fonction de la façon dont elle est mise en place ! Par exemple, je donne le pouvoir à une autre personne de prendre une mesure, disons, en ce qui concerne une partie donnée de ma propriété, cette personne devient, mon agent ou mon représentant. Si je dépose de l’argent dans une banque, le banquier devient mon représentant, si je décidais pour une raison quelconque, que j’ai choisi le mauvais représentant, je peux retirer mon argent de la banque et le banquier n’est plus mon représentant !
Si je choisis un avocat, par exemple Mr Fredo, pour une transaction particulière, cet avocat est mon mandataire il devient mon représentant, je lui délègue le pouvoir, je précise l’étendue et la latitude de ce pouvoir, de sorte que dans chaque cas, ces relations sont mutuellement volontaires. Je cherche volontairement un représentant pour me représenter et il décide, à son tour, s’il souhaite ou non me représenter, mais svp, sachez que représenter la société dans son ensemble est impossible ! Comment un seul homme peut-il représenter tout le monde ? Par exemple, dans une zone géographique donnée, vous savez, votre membre du Congrès est censé être votre représentant, eh bien certaines personnes ont voté pour lui, d’autres non ! Mais lorsqu’il est élu, il devient le représentant de tous ! Je tiens à souligner que même ceux qui ont voté pour lui ne sont pas nécessairement satisfaits de chaque action qu’il entreprend, ils ne reconnaissent tout simplement pas qu’on leur a donné une fausse alternative ! Ils n’ont pas vraiment le choix, on leur dit « vous allez avoir quelqu’un pour vous représenter » et donc faites votre choix entre M. Dupont et M. Durand ! Bien, reconnaissez que le choix de base vous a été retiré, c’est-à-dire, qu’on ne vous a même jamais posé la question : « voulez-vous être représenté ? » et si vous souhaitez être représenté, « sur quelle base pouvez-vous révoquer cette  représentation ? » Vous ont-ils déjà posé la question suivante : « Voulez-vous être représenté ? » – Combien ont déjà eu cette question à l’école ? On ne vous jamais parlé de ça ? Eh bien, supposons qu’après réflexion, vous votez, vous votez pour Mr Jean Peter, puis vous changez d’avis, M. Peter n’est pas au plus tôt au pouvoir, que vous vous rendez compte « Quel fiasco, quel gaffe …Comment ai-je fais pour voter pour ce crétin ! » – Oui, vous avez déjà vécu cette expérience ? Que faites-vous alors quand vous réalisez que le type pour lequel vous avez voté, pour lequel vous avez fait campagne avec enthousiasme….et le 1er jour, ou il est au pouvoir, il tient une conférence de presse, et il commence à parler, et vous dites «Oh non, non, non, ce n’est pas vrai, qu’est-ce que j’ai fait de voter pour lui ». Le 1er jour, vous avez soudainement réalisé que c’est une erreur, que faites-vous alors ? Y a-t-il une différence entre, disons, mettre votre argent à la banque, puis, vous réalisez soudainement « Oui, j’ai vraiment fait une erreur ici » par opposition à un vote pour un politicien et découvrir que vous avez commis une erreur ? Y a-t-il une différence ? Oui ! Laquelle ? Maintenant….vous devez convaincre tout le monde, qu’eux aussi ont commis une erreur, et vous devez essayer de les convaincre de changer d’avis, et vous attendez les prochaines élections en espérant avoir suffisamment de gens qui mettront ce gars dehors, en d’autres termes, vous êtes coincé avec eux, jusqu’à ce que vous puissiez convaincre assez de gens qu’eux aussi ont commis une erreur !

Comment gérez-vous le problème de l’échec à résoudre un problème sur la scène politique ? Quelle est l’approche politique face à l’échec ?  Lorsqu’une politique échoue, à cause de la « loi de la bureaucratie », que fait l’homme politique ? Exactement comme vous le savez, il dit : « nous avons besoin d’une législation plus forte. » Aucun politicien qui a présenté une loi politique n’a jamais dit, n’est jamais apparu à la télévision nationale, pour dire, par exemple, quelque chose comme ceci :

«Mes chers compatriotes, je suis très heureux d’être avec vous ce soir, et je voudrais faire cette observation, il me semble que la loi que j’ai introduite il y a quelques années, au Congrès, a totalement échoué ! Par conséquent, je crois fermement que la seule chose honnête à faire, maintenant, consiste à abroger cette loi. En fait, j’ai remarqué que chaque fois que je présentais une loi, les résultats souhaités ne sont pas obtenus. En fait, j’ai remarqué que chaque fois que mes collègues du Congrès adoptaient une nouvelle loi, nous échouons tous ! Oui je me demande, est-ce que ça pourrait être, vous savez, parfois, je pense réellement, que je ne sais pas ce que je fais, et en plus d’être convaincu que je ne sais pas ce que je fais….je suis convaincu que mes collègues du Congrès, qui sont une autre partie de cette erreur, ne savent pas, eux non plus ce qu’ils font ! »

Est-ce l’attitude de n’importe quel politicien dont vous avez entendu parler, eh bien nous soufrons qu’aucun d’entre eux ne l’a fait ! À l’heure actuelle, il est presque inconcevable pour un homme politique qu’une de ses lois puisse échouer, toutes échouent sans exception, car ils attrapent tous ce que l’on appelle la « maladie d’Acton ». Lord Acton a déclaré que «le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument»….

Professeur Andrew Galambos – astrophysicien -(1924 – 1997)

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