Message aux gilets jaunes # 3 – Le faux concept de crime économique / monopole

« Lorsque le gouvernement confisque la richesse du peuple par l’impôt, la méthode de confiscation est violente. Les taxes sont payées parce que la plupart des contribuables ont peur de résister aux percepteurs d’impôts. Les gens craignent les méthodes violentes imposées par les agents du gouvernement pour faire respecter tous les décrets du gouvernement. Le gouvernement impose la violence contre le peuple en employant des policiers, des soldats, des gardiens de prison et des bourreaux lourdement armés. Ces hommes deviennent la branche exécutive de l’interventionnisme bureaucratique. »

 

Toutes les sociétés perdantes sont devenues perdantes pour la même raison. Elles deviennent perdantes à  cause de l’interventionnisme. Je vais le définir pour vous : l’interventionnisme c’est l’interférence imposée par l’Etat sur  la production, la distribution ou la consommation de tout produit dérivé de l’échange sur le marché.
Un exemple d’interventionnisme est n’importe quel contrôle des prix politiquement imposé. Lorsque la bureaucratie politique oblige un entrepreneur à vendre son produit à un prix qu’il n’a pas choisi, c’est un acte d’interventionnisme flagrant. Dans cet exemple, il y a une interférence imposée sur  la distribution des produits. L’entrepreneur est obligé de distribuer ses produits à un autre prix que celui qu’il aurait choisi sans l’interventionnisme.
Là où il y a interventionnisme, il est important de noter la justification donnée à cet exercice de la force contre l’entrepreneur. Veuillez noter que tout acte moderne d’interventionnisme bureaucratique se justifie comme suit : notre acte d’interventionnisme bureaucratique/politique est exécuté au motif qu’il permettra d’offrir directement, ou indirectement, le plus grand bien pour le plus grand nombre.
Le but prétendu de l’interventionniste est d’atteindre le plus grand bien pour le plus grand nombre. Le moyen de cet objectif est l’interventionnisme.
Est-ce que les moyens utilisés sont un vrai moyen ou un faux moyen ? La loi de l’action humaine dit que toute action choisie vise à atteindre une plus grande satisfaction. Tous les systèmes sociaux sont construits pour atteindre une plus grande satisfaction par les constructeurs de ces systèmes sinon ils ne les auraient pas construits en premier lieu, est-ce que cela a du sens ?
L’idée de construire des systèmes sociaux pour atteindre le plus grand bien pour le plus grand nombre existe depuis plusieurs siècles. Les interventionnistes prétendent que l’interventionnisme permettra le plus grand bien pour le plus grand nombre. Et de la même manière, les non-interventionnistes prétendent que le non-interventionnisme permettra d’offrir le meilleur pour le plus grand nombre.
Qui a raison ? Chaque personne concernée a une opinion sur cette question, n’est-ce pas ? Bien sûr, mais comme je l’ai dit, nous devons transcender l’opinion, nous devons aller au-delà de l’autorité, au-delà du dogme, de la tradition, de la superstition et même de la sagesse conventionnelle.
Pour répondre à cette question, nous appliquerons la science. Si notre science est exacte, elle peut analyser même la « sagesse » conventionnelle, pour savoir, si elle est fondée sur de vraies doctrines ou de fausses doctrines.

Peu importe à quel point la sagesse, ou la coutume,est vénérée, si elle repose sur de fausses doctrines, le mieux qu’elle puisse être est une pseudo sagesse et, au pire, un désastre.

Donc quelle est le vrai moyen pour atteindre le plus grand bien pour le plus grand nombre ? Est-ce l’interventionnisme ou le non-interventionnisme ?
Or, puisque nous savons par la loi de l’action humaine que nous agissons tous pour obtenir plus de satisfaction, quel système social permettra la plus grande satisfaction pour le plus grand nombre, l’interventionnisme ou le non-interventionnisme ?

Là où il y a une société libre et donc non-interventionniste, toutes les personnes qui y vivent ont la liberté totale d’acheter et de vendre. Les consommateurs ont la liberté d’acheter et les producteurs de produits ont la liberté de vendre. Dans une société libre, où chaque individu à la liberté d’acheter et de vendre, on peut dire que chaque individu possède la liberté. Que la liberté soit désirable ou non, que ce soit quelque chose qui vaut la peine d’être possédée par certains humains ou pour tous les humains, c’est une autre question.

Tout au long de l’histoire, et dans tous les pays, certains hommes ont cherché la liberté. Pour la plupart, leur quête de liberté a été inspirée émotionnellement plutôt qu’intellectuellement. Si vous confisquez la liberté d’un homme, la plupart des hommes n’aimeront pas cela, leur réponse sera émotionnelle – « hé, vous ne pouvez pas faire ça ! » La réponse émotionnelle de l’homme devant la perte de sa liberté, un effet qu’il n’aime pas, ne lui dit pas la cause, de ce qu’il souhaite, à savoir la liberté.

Si nous mettons de côté l’émotion et abordons la liberté comme une science, nous pouvons utiliser des observations pour observer ce phénomène d’action humaine, et c’est la maximisation du choix humain pour tous les individus qui provoque l’effet social de la liberté. L’existence de la liberté implique l’existence potentielle de son contraire connu sous le nom d’esclavage. La minimisation du choix humain pour tous les individus entraîne l’effet social de l’esclavage.
Maintenant, je vous ai montré le lien entre la liberté, la société libre et le non-interventionnisme. Y a-t-il un lien entre l’esclavage, la société non-libre et l’interventionnisme ? Un système d’interventionnisme bureaucratique minimise le choix humain individuel. Vous pouvez maintenant utiliser l’observation pour assister à ce phénomène d’action humaine. Si vous pouvez l’observer, si vous pouvez en être témoin, alors vous n’avez pas à accepter cette généralisation sur la foi. C’est pourquoi nous utilisons l’observation en science.
Depuis le développement de la science moderne au cours des trois derniers siècles, de nombreuses tentatives ont été faites pour combiner science et foi. Je ne vais pas essayer de faire ça ici. En tout cas, la difficulté à surmonter est la suivante : la science est construite sur des éléments observables et la foi repose sur des éléments non observables. La foi exige toujours l’acceptation des prémisses et des conclusions sans observation ni vérification.

Lorsque le gouvernement confisque la richesse du peuple par l’impôt, la méthode de confiscation est violente. Les taxes sont payées parce que la plupart des contribuables ont peur de résister aux percepteurs d’impôts. Les gens craignent les méthodes violentes imposées par les agents du gouvernement pour faire respecter tous les décrets du gouvernement. Le gouvernement impose la violence contre le peuple en employant des policiers, des soldats, des gardiens de prison et des bourreaux lourdement armés. Ces hommes deviennent la branche exécutive de l’interventionnisme bureaucratique.

Ceux qui désobéissent ou résistent aux décrets des politiciens et des bureaucrates seront condamnés à une amende, emprisonnés, punis, battus ou tués. Tout au long de l’histoire du gouvernement, cela a été le sort des insoumis.

Eh bien, l’un des mécanismes régressifs les plus rétrogrades jamais créés dans l’histoire de l’interventionnisme politique américain est l’organisation appelée la division antitrust du ministère de la Justice des États-Unis. Le département antitrust, sous prétexte de protéger le consommateur, a lancé une attaque majeure contre les producteurs les plus compétents du pays.
Tous ceux qui ont connaissance de ce qui se passe savent bien qu’ils ont fait tout ce qui est possible pour rendre cela comme étant illégal. Si vous facturez des prix inférieurs à ceux de vos concurrents, c’est qualifié, par les bureaucrates, comme étant un crime, c’est de la concurrence déloyale et une restriction illégale du commerce. Ceci est passible d’une lourde amende, triple dommages et/ou d’une peine d’emprisonnement.
D’autre part, si vous facturez un prix au-dessus de votre concurrence, on dit aussi que c’est un crime appelé un prix abusif. Ceci est passible d’une lourde amende et/ou d’une peine d’emprisonnement.
Si vous, en revanche, vous facturez le même prix que votre concurrence, ce crime est appelé collusion, ou conspiration, ou entente sur les prix, encore une fois passible d’une lourde amende et / ou d’une peine d’emprisonnement.
Eh enfin, si jamais vous atteignez un tel niveau d’efficacité que vous offrez à vos clients un produit de qualité supérieure, un service exceptionnel, que tous les acheteurs à l’unisson, tous les patrons de consommateurs votent pour vous uniquement et personne d’autre, alors, cher ami, vous serez attaqué et fustigé par tous comme le plus mauvais de tous les individus. Vous, monsieur, êtes un partsian du monopole.

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