The big picture

Nous avons tous jouer à ce jeu pendant l’enfance. Pour obtenir le dessin final, il fallait relier tous les points par un trait de crayon …et miracle l’image apparaissait…

A ce stade, il  n’y a que de la confusion. Tout semble éparpillé, c’est un chaos visuel. Hé bien, il en est de même dans le domaine du savoir; des connaissances. Imaginez que chaque point représente une unité de connaissance, si vous ne faites pas de connexions logiques entre les différents faits, différentes disciplines, et entre les différentes époques, vous ne savez pas vraiment ce qui se passe.

En connectant les points ; l’image se précise… Dans le domaine de la connaissance, vous devez rassembler en un tout – tous les fragments qui vous sont donnés dans des moments successifs. Si nos esprits ne s’engageaient pas constamment à synthétiser des données sensorielles, à les lier ensemble, nous serions sans connaissance intégrée. Ce que nous devons faire est de prendre chaque fragment, de le relier aux précédents et aux suivants, de sorte qu’à la fin, nous les ayons tous dans un même cadre de conscience, et c’est ainsi que nous appréhendons un tout.

Mais attention, il y a un piège, avec les croyances et les dogmes, notre esprit déforme les preuves pour se conformer aux instructions qu’il n’ose remettre en cause. Le résultat est une réalité amputée et fragmentée, où les morceaux que vous voulez voir flottent dans la masse de ceux que vous ignorez, (c’est un tri sélectif des données pour rester en cohérence avec les doctrines/croyances …) .

Le jour où vous réalisez que  vous n’êtes pas un récepteur passif qui engrange des sensations les unes après les autres, que vos sens ne fournissent pas un savoir systématique haché en petits morceaux indépendants du contexte, mais uniquement la matière du savoir que votre esprit doit apprendre à intégrer ; le jour où vous comprenez que vos sens ne vous trompent pas, que le monde est régi par la causalité, que vos organes de perception sont des outils dénués de volonté, qui n’ont pas vocation à inventer ou à déformer la réalité mais à vous en fournir des preuves absolues ; le jour où vous comprenez que votre esprit doit assimiler les matériaux fournis par ses sens, qu’il doit analyser leur nature, leur cause, leur contexte, dans un travail perpétuel d’identification des objets qu’il perçoit ; ce jour est celui de votre naissance en tant que penseur.

 

Voici l’image finale, le résultat était imprévisible à partir de l’image n°1.

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